Erik Satie Oeuvres pour piano par Claire Chevallier sur piano erard 1905

 Erik Satie Oeuvres pour piano par Claire Chevallier sur piano erard 1905 dans Musique claire_chevallier1

Mon Erard de 1905 et l’enregistrement :

Jean Cocteau dit (dans ‘La difficulté d’être’) à propos de Satie (qu’il a vu tous les matins pendant une longue période de sa vie) : « Il tenait de l’Ecosse une excentricité grave. (…) Egoïste, cruel, maniaque, il n’écoutait rien de ce qui ne relevait pas de son dogme et il se mettait dans d’affreuses colères contre ce qui l’en dérangeait. Egoïste, parce qu’il ne pensait qu’à sa musique. Cruel, parce qu’il défendait sa musique. Maniaque, parce qu’il polissait sa musique. Et sa musique était tendre. Il l’était donc à sa façon. (…) Il se nettoyait à la pierre ponce. Jamais il n’employait l’eau. À l’époque où la musique se répandait en effluves, reconnaissant le génie de Debussy, craignant son despotisme (ils camaradèrent et se querellèrent jusqu’à la fin), il tourna le dos à son école et devint, à la Schola Cantorum, le drôle de Socrate que nous connûmes. Il s’y ponça, s’y contra, s’y lima, et se forgea le petit orifice par où sa force exquise n’avait plus qu’à couler de source. »

Quand je lus ce passage de Cocteau par hasard quelques jours après l’enregistrement, je ne pus résister à la nécessité de le communiquer ici.

Ce texte était comme le résumé des impressions de ces quelques jours devant les micros pour Satie sur mon Erard de 1905. Ce superbe piano réglé pour les grands volumes et les œuvres ‘se répandant en effluves’ (Concerto pour la main gauche de Ravel, ZZT060901) m’offrait la richesse sonore d’une cathédrale sur pattes (pour en particulier les Sonneries de la Rose+Croix , Ogives), mais me montrait ainsi à quoi Satie avait résisté : il me montrait en pratique le paradoxe dont j’avais besoin pour sa musique. Ce paradoxe nourrissait chaque note d’un univers intérieur égal à la lutte de Satie, égoïste, cruelle, maniaque pour atteindre un but dont lui Satie reste le seul maître. Il fallait poncer, contrer, limer, forger chaque son. Plus techniquement, il fallait pour ainsi dire placer le marteau en position de retour sur son bâton d’échappement dès la première attaque. Une vue de l’esprit ? En fait l’impression nette de jouer à travers le trou d’une serrure, ce ‘petit orifice’ dont parle Cocteau, s’imposa comme une vérité. Pas un seul moment, je ne pouvais m’oublier dans ce plaisir tellement propre au pianiste : jouer ! L’abnégation pourtant paya : l’atmosphère ascétique de ces sessions devint fascinante, comme un autre univers qui s’ouvrait. En effet toute cette musique passe par une réduction complète des moyens, un jeu sur le fil, un refus de l’effet, et ce qui touche le plus c’est que cela amène à cette extraordinaire conclusion de Cocteau : sa musique est tendre. Mais une tendresse d’une pureté presque indécelable… ‘Précieusement’, comme dirait Satie …

Claire Chevallier – 10 mai 2008

Tori Amos at Montreux 1991

Réputé pour son nez creux et ses oreilles expertes, Claude Nobs, fondateur du festival de Montreux ne s’était pas trompé en invitant Tori Amos et son piano au début des années 90, juste avant et juste après la parution de Little Earthquakes, premier volet d’une impressionnante discographie. C’est dans ce simple appareil, voix perchée dans les étoiles et doigts galopant sur l’ivoire et l’ébène, que cette native de Caroline (élevée dans le Maryland) donnait déjà toute la mesure de son talent de singer-songwriter à forte personnalité. Entre Kate Bush, Joni Mitchell et Ricky Lee Jones, elle confirmait tous les espoirs placés en elle par son label, persuadé que les scènes d’Europe seraient bénéfiques à sa carrière.

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 ici l’interprétation d’une des plus belles chansons sur l’enfance que je connaisse. je me surprend toujours à fredonner ce magnifique refrain

When you gonna make up your mind
When you gonna love you as much as I do
When you gonna make up your mind
Cause things are gonna change so fast
All the white horses are still in bed
I tell you that Ill always want you near
You say that things change my dear

j’en ai encore des frissons…

 

Le Vampire

Toi qui, comme un coup de couteau,
Dans mon coeur plaintif es entrée;
Toi qui, forte comme un troupeau
De démons, vins, folle et parée,

De mon esprit humilié
Faire ton lit et ton domaine;
Infâme à qui je suis lié
Comme le forçat à la chaîne,

Comme au jeu le joueur têtu,
Comme à la bouteille l’ivrogne,
Comme aux vermines la charogne
Maudite, maudite sois-tu!

J’ai prié le glaive rapide
De conquérir ma liberté,
Et j’ai dit au poison perfide
De secourir ma lâcheté.

Hélas! le poison et le glaive
M’ont pris en dédain et m’ont dit:
« Tu n’es pas digne qu’on t’enlève
A ton esclavage maudit, »

« Imbécile! de son empire
Si nos efforts te délivraient,
Tes baisers ressusciteraient
Le cadavre de ton vampire! »
 

C. Baudelaire

 

Jenny Lewis

 Jenny Lewis dans Musique l_0a1f10

 

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The smiths

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Stop me, oh, stop me
Stop me if you think that you’ve
Heard this one before
Stop me, oh, stop me
Stop me if you think that you’ve heard this one before

Nothing’s changed
I still love you, oh, I still love you…

The Smiths étaient des artistes accomplis car  ils pouvaient  vous faire comprendre ce qu’ il y a d’important dans votre vie. Anonyme

Splendor in the grass

Splendor in the grass dans Cinéma affichelafievredanslesapb2

En 1929, dans une petite ville du Kansas, Bud, fils d’un riche propriétaire, et Deanie, fille d’un petit actionnaire, s’aiment passionnément et songent à se marier. Mais les préjugés sont trop forts, et leurs parents s’opposent à cette union…

Lire la suite de ‘Splendor in the grass’

Berlin

Berlin sorti en 1973 est le troisième album de Lou Reed. Mélancolique il conte la chute d’un couple, Jim et Caroline qui cotoient le côté sombre.

Berlin dans Musique loureed_berlin

Lire la suite de ‘Berlin’

Naissance Des Pieuvres

Naissance Des Pieuvres dans Cinéma affichenaissancedespieuzy7

Trois adolescentes dans les vestiaires d’une piscine : c’est le postulat du premier film de Céline Sciamma, 27 ans. Pour prendre le spectateur à contre-pied, refouler tous les clichés et refuser tous les fantasmes générés par ce type de situation. Au départ, il y a deux copines, Anne la grosse et Marie la maigre. Conformes ni l’une ni l’autre aux canons de la séduction, elles ont peur de suer sous les bras, de « puer de la gueule », de dégoûter. Cette radiographie de la naissance de la féminité est placée sous le signe de la cruauté. Floriane, la troisième, est une belle blonde et un sujet de malentendus…

Une femme coréenne

Une femme coréenne dans Cinéma affichefemmecoreenne200wl0

Mariée à un avocat brillant et fortuné, Hojung élève l’enfant que leur couple a adopté. La désaffection de son époux, à laquelle s’ajoutent ses mensonges éhontés, ne constituent pas la seule préoccupation de cette femme élégante : son beau-père, miné par un alcoolisme dont il s’évertue de façon kamikaze à accentuer les effets, est en train de pousser ses derniers soupirs d’une manière pas vraiment digne. Hojung trouve une alternative dans la fréquentation de l’un de ses voisins, un adolescent turbulent en compagnie duquel elle se plaie à flirter. Tandis que son mari est impliqué dans un accident de la route en compagnie de sa maîtresse, elle commence à s’émanciper de son univers domestique.

Stephen J. Clark, The Singing Garden

 Stephen J. Clark, The Singing Garden dans Art l8abf7424ce0b796a91d73c493b9ded31

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Site › http://www.thesinginggarden.co.uk/

 

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