The Raveonettes – She Owns the Streets

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Lawrence Arabia – Legends

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avec un nom comme ça, ça ne peut que être bien.

Never Let Me Go

Never Let Me Go dans Cinéma never+let+me+go

Hailsham, internat britannique tout ce qu’il y a de plus classique au milieu du 20ème siècle. Là, débute le récit de Kathy héroine de cette histoire. en apparence tout semble normal.mais assez vite, tout celà se révèle incohérent. d’abord les sous-titres sybillins, ensuite les histoires horribles que les enfants racontent et croient mordicus et surtout cette enceinte de l’internat qu’il ne faut surtout pas franchir…

Ce récit parle en fait d’un monde uchronique. il se focalise sur le parcours de trois personnages, Kathy donc, Ruth et Tommy. Le monde dans lequel ils vivent n’est jamais décrit mais c’est à travers les evénements (leur parcours) et les sentiments (le triangle amoureux) que ces protagonistes vivent qu’on le perçoit. La résignation est le leitmotiv de cette société terrifiante. Les espoirs sont des mythes qui se brisent sur l’écueil de la réalité. Ruth, Kathy et Tommy sont des clones qui découvrent que leur sort est de mourir en faisant dons de leurs organes. leurs educateurs qui essayent encore de sauver quelquechose les incitent à pratiquer l’art mais la société leur dénie l’utilité de cet art. en définitive ce monde est l’allégorie du processus de déshumanisation de notre monde.

Ce film particulièrement éprouvant miraculeusement est un pur moment de grâce. tout, alors que ce monde effrayant semble dire le contraire, nous ramène à notre propre humanité. c’est pourquoi c’est si touchant.

En guise de conclusion, je tiens une fois encore à signaler la performance fantastique de Carey Mulligan dans le rôle de Kathy, cette actrice m’avait été révélé dans le film Une éducation. Elle incarne complètement la sensation de sensibilité et incarner c’est aimer et aimer c’est être profondément humain.

ne ratez pas ce film ;)

David Byrne & St. Vincent – ‘Who’

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Brian Eno & David Byrne My Life in the Bush of Ghosts (Extra tracks – Full Album)

allez petit cadeau l’album en intégralité

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« …I think another album like that was David Byrne and Eno’s My Life in The Bush Of Ghosts….I think that left a very big mark on popular music… »

Kate Bush

 

Johnny Flynn and Laura Marling – The Water

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Cette chanson je l’ai entendu dans le film de Mia Hansen-Løve, Un amour de Jeunesse. Je la connaissais déjà avant mais alliée à ce très beau film elle révèle cet état d’âme de l’héroïne Camille (merveilleuse Lola Créton), ce sentiment d’une infinie tristesse d’un amour mort mais qui ne veut jamais partir.

Johnny Flynn and Laura Marling - The Water dans Cinéma affiche-un-amour-de-jeunesse-300x400

Lire la suite de ‘Johnny Flynn and Laura Marling – The Water’

René Daumal, Le Mont Analogue

René Daumal, Le Mont Analogue dans Littérature Mont-analogue

Roman d’aventures alpines, non euclidiennes et symboliquement authentiques, comme l’annonce son sous-titre, Le Mont Analogue, dédié « à la mémoire d’Alexandre de Salzmann », se présente comme un récit de voyage à la première personne. Un petit groupe de huit amis part à la découverte d’une montagne mystérieuse de l’hémisphère sud, un lieu d’une très haute valeur symbolique inaccessible au commun des mortels. Cette montagne équilibre les masses montagneuses de l’hémisphère nord et correspond à toutes les montagnes évoquées par les traditions et religions anciennes : le Sinaï, le Meru, l’Olympe, etc

agréable surprise. l’aspect pataphysique et oulipien du livre est carrément jouissif et hilarant. peu importe alors si le roman est inachevé.distanciation et allégorie métaphysique font bon ménage.

texte intégral ici

Herbes flottantes

C’est en regardant Tokyo Ga de Wim Wenders, que m’a pris l’envie de regarder un film de Ozu. J’avais déjà vu un film de Ozu et j’avais déjà été très touché par sa simplicité et sa force d’évocation des sentiments mais c’est en voyant le bouleversant témoignage de son directeur photo Mr Yūharu Atsuta, dans le documentaire de Wenders qui m’a touché au plus profond de moi que c’est révélé à moi comme dans un scène d’un film d’Ozu, la grandeur de ce maître hors pair. Herbes Flottantes n’est peut être pas le chef d’oeuvre que tous les cinéphiles du monde cite en premier - le voyage à Tokyo est plutôt le film référence – il n’en demeure pas moins que ce film est un chef d’oeuvre.

Résumé :

Une troupe de théâtre arrive dans un petit port du Sud du Japon. L’acteur principal, Komajuro, a connu une aventure des années auparavant avec une femme de l’endroit, avec laquelle il a eu un fils, Kiyoshi. La maîtresse de Komajuro découvre son secret et envoie une actrice de la troupe, Kayo, séduire le jeune homme.

Au hasard Balthazar

Au hasard Balthazar dans Cinéma baltaz

Ce film de Robert Bresson résume la place et la petitesse de l’homme dans l’ordre du cosmos. dis comme ça le film semble aride et c’est vrai que le parti pris naturaliste de Bresson n’aide pas. Cependant dévoilant la clef du film, un âne nommé Balthasar qui à l’instar du Christ fait son chemin de croix révèle la signification de l’enchainement des scènes. La simplicité du propos de Bresson qui va à l’essentiel sans artifices permet une fois le film fini de rassembler toutes les pièces et de révéler le message en toute évidence.

Au hasard Balthasar

Robert Bresson, Au hasard Balthazar, 1966.

Film suédois, français, 1h 36 min.

Scénario : Robert Bresson
Musique : andante de la sonate pour piano, n. 20 de Schubert.

Interprétation : Anne Wiazemsky (Marie), Francois Lafarge (Gérard), Philippe Asselin (le père de Marie), Nathalie Joyaut (la mère de Marie). Walter Green (Jacques).

La figure centrale de ce film est un âne appelé Balthasar, Celui-ci connut une enfance heureuse et fut traité très affectueusement par Marie, petite fille du pays basque. Puis l’âne est vendu et volé, battu et maltraité. À la fois victime et témoin de la cruauté des humains, il est ballotté d’un propriétaire à un autre. Il va jusqu’à performer dans un cirque où un échange de regards entre lui et les autres animaux révèle la puissance de communication entre ces êtres sans parole, mais pleins d’entendement. Le regard constant que l’âne jette sur les êtres et les choses, sur les événements et les agissements des humains est d’ailleurs inoubliable et poursuit les spectateurs longtemps après le visionnement du film. Vers la fin, Balthasar, couvert de reliques, participera à une procession. Il paraîtra déjà comme enveloppé de l’aura de la sainteté. Durant la même nuit, il sera capturé par des contrebandiers, qui le chargeront de leur butin et l’amèneront jusqu’à la frontière. Dans l’obscurité de la nuit retentissent des coups de fusil qui chassent les malfaiteurs. Le lendemain matin, des clochettes sonnent et des moutons s’approchent pour entourer la bête. Lorsque ceux-ci s’éloignent, on voit l’âne, tout seul, affaissé sous son lourd fardeau et mortellement blessé.

Bresson raconte : «Je voulais que l’âne traverse un certain nombre de groupes humains qui représentent les vices de l’humanité. Il fallait aussi, étant donné que la vie d’un âne est très égale, très sereine, trouver un mouvement, une montée dramatique. C’est à ce moment que j’ai pensé à une fille, à la fille qui se perd.» Effectivement, Balthasar passe par toutes les étapes de la vie humaine et son destin suit des courbes semblables à celles de l’existence tragique de la jeune Marie qui vont de l’enfance heureuse jusqu’à la mort douloureuse. Tous deux font l’apprentissage de la souffrance, la leur et celle des autres.

Balthasar est une figure symbolique de l’humble bonté confrontée à l’orgueil et à la méchanceté de la masse des humains. En effet, à la fin du film, la mère de Marie attribue à l’âne le qualificatif de « saint ». Il n’est donc pas étonnant que plusieurs critiques ont fait un rapprochement entre la symbolique du film et le rituel religieux, entre Balthasar et Jésus. À la fois lucide et sans complaisance, le regard de Balthasar est aussi celui que Bresson porte sur ses acteurs et ses personnages, sur lui-même et sur l’humanité entière. On devine l’empathie qui habite l’auteur, une forme d’identification avec son «personnage», qui devient contagieuse en se propageant sur les spectateurs.

source : Agora

Haruki Murakami, La course au mouton sauvage

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C’est mon troisième roman de Murakami et c’est le deuxième que j’aime énormément. il s’agit d’une de ses premières oeuvres mais déjà pleine de maturité. on retrouve bien evidemment cette mince frontière entre le rêve et la réalité propre à son expression et sa vision de la vie. mais la qualité intrinséque du roman est ailleurs. Je pense qu’à ce moment de sa carrière il était plus proche de sa culture originelle que de la vision qu’on a de l’écrivain japonais le plus occidental comme on aime à le décrire. en filigrane, il y a une évocation de l’histoire du Japon au vingtième siècle. Cependant la force de ce roman réside bien plus dans la mise en abîme du concept bouddhiste de la vie. sans dévoiler plus loin les clefs du roman, il y a une interrogation sur la signification profonde de notre existence qui prend forme à travers le processus d’identification au narrateur.

Quatrième de couv’

A Tokyo, un jeune cadre publicitaire mène une existence tranquille. Il est amoureux d’une jeune fille par fascination pour ses oreilles, est l’ami d’un correspondant qui refuse de lui donner son adresse pour de confuses raisons…, jusqu’au jour où cette routine confortable se brise.Pour avoir utilisé une photographie apparemment banale où figure un mouton, sa vie bascule. Menacé par une organisation d’extrême droite, il va se mettre en quête de cet animal particulier, censé confèrer des pouvoirs supra-naturels…

 

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