Archive pour la Catégorie 'Cinéma'

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Tim Burton – entretiens avec Mark Salisbury

 » Tim est un artiste, un génie, un excentrique, un fou, et un ami brillant, courageux, drôle jusqu’à l’hystérie, loyal, non conformiste et franc du collier. J’ai une dette immense envers lui, et je le respecte encore plus que ces mots ne peuvent l’exprimer.  »

Johnny Depp

Tim Burton - entretiens avec Mark Salisbury dans Cinéma 51pQF-PMAfL._SS500_

 

D’Edward aux mains d’argent à Sweeney Todd, en passant par L’Étrange noël de Mr Jack ou encore Big Fish ,Tim Burton fait partie de ces quelques visionnaires du septième art qui ont réussi à créer à l écran un véritable univers, à la fois novateur et complètement original.

D’ordinaire avare d’entretiens, Tim Burton parle ici pour la première fois à coeur ouvert. La complicité qui le lie à Mark Salisbury nous permet d’entrer avec ces conversations dans l’intimité du créateur, et de découvrir son jardin secret, peuplé de rêves et de cauchemars.

Il revient ainsi avec une rare sincérité sur son enfance, ses débuts chez Disney, sur les films qu’il a fait, ou qu’il n a pas fait, sur ses relations difficiles avec les studios; il évoque ses influences, son travail de dessinateur, d’illustrateur, et lève le voile sur ses obsessions et ses angoisses, sur ses zones d’ombre aussi. Enfin, il nous confie dans cet ouvrage exceptionnel illustré d’une centaine de ses dessins bon nombre d’anecdotes de tournage jusqu’ici totalement inédites.

Bien plus qu’un simple ouvrage d’entretiens, c’est un voyage au coeur même du cinéma de Tim Burton que nous vous proposons ici.

Mark Salisbury est journaliste. Il vit en Angleterre.

Le Plaisir

Le Plaisir dans Cinéma 444_box_348x490

Le Plaisir adaptation de 3 nouvelles de Maupassant est un film français réalisé par Max Ophüls, sorti en 1952

La soirée bien entamée, le Palais de la danse bat son plein. Un homme portant un masque fait soudain irruption parmi les danseurs. Moins agile, moins vif que les autres danseurs, il s’écroule. Un médecin vient à son chevet et lui ôte son masque.

La Maison Tellier est la plus courue de la ville. Dans le salon Jupiter, Julia Tellier règne parmi ses gracieuses pensionnaires : Mme Rosa, Mme Flora dite Balançoire, Mme Raphaële, Mme Fernande, Mme Louise dite Cocotte. Mais un soir les habitués, dépités, trouvent porte close. C’est que madame et ses pensionnaires sont parties pour un village voisin de Normandie assister à la première communion de Constance, la fille de Joseph Rivet, le frère de Madame. Ces dames font sensation au village où tout le monde ignore la profession de Julia. Pendant la cérémonie, le vertige de la pureté les saisit et elles éclatent en sanglots. L’émoi gagne l’assistance et l’évènement revêt une ampleur inattendue. Dans le village on parlera longtemps des « dames de la ville ». Sur le chemin du retour, elles s’arrêtent pour cueillir des fleurs, dont elles garniront la maison Tellier.

Un jeune peintre séduit une jeune fille. Ils emménagent d’abord heureux d’être ensemble puis le couple commence à se disputer.

Simplement le génie de Maupassant et de l’un des plus grands et plus poétiques metteur en scène de l’histoire du cinéma, Max Ophuls.

Hunger

Hunger dans Cinéma 1044

Prison de Maze, Irlande du Nord, 1981. Raymond Lohan est surveillant, affecté au sinistre Quartier H, celui des prisonniers politiques de l’IRA qui ont entamé le « Blanket and No-Wash Protest » pour témoigner leur colère.
Le jeune Davey Gillen, qui vient d’être incarcéré, refuse de porter l’uniforme car il ne se considère pas comme un criminel de droit commun. Rejoignant le mouvement du Blanket Protest, il partage une cellule répugnante avec Gerry Campbell, autre détenu politique, qui lui montre comment communiquer avec l’extérieur grâce au leader Bobby Sands.
Lorsque la direction de la prison propose aux détenus des vêtements civils, une émeute éclate. La violence fait tache d’huile et plus aucun gardien de prison n’est désormais en sécurité. Raymond Lohan est abattu d’une balle dans la tête.
Bobby Sands s’entretient alors avec le père Dominic Moran. Il lui annonce qu’il s’apprête à entamer une nouvelle grève de la faim afin d’obtenir un statut à part pour les prisonniers politiques de l’IRA.

Ce film est terrible, il prend aux tripes et ne vous lâche pas. formellement l’esthétique est très réussi mais le message est sans concession et si vrai, la violence à autrui comme à soi même est une impasse et le plus terrifiant dans cette assertion c’est ce que Margaret Thatcher a dit partiellement mais en substance dans son discours à la chambre des communes à propos de la grève de la faim de Bobby Sands, comme si elle ne se rendait pas compte qu’elle faisait partie intégrante de ce processus mortifère.

Aspect du cinéma français de l’entre deux guerres

S’il est un âge d’or du cinéma français, il convient de le situer à cette époque bénie entre toutes. La règle du jeu est un des plus grands fillms de tous les temps mais c’est par le biais de deux films moins connus que j’aimerais attiré l’attention sur la qualité intrinsèque et universelle de ce cinéma bien loin du nombrilisme hélas bien trop souvent présent dans le cinéma français contemporain.

 tout d’abord

Allo Berlin, ici Paris de Julien Duvivier (1932)

 Aspect du cinéma français de l'entre deux guerres dans Cinéma tnalloberlin

Dans un standard téléphonique à Paris, une jeune Française, Lily, a sympathisé avec l’Allemand Erich, qui travaille dans un standard du même type à Berlin. Ils cherchent à se voir mais suite à un malentendu, ils se retrouvent, chacun de leur côté, en compagnie d’une autre personne : Max poursuit Lily de ses assiduités, et Annette essaie d’attirer Erich dans son lit. Après diverses aventures, Lily et Erich finiront par se retrouver à Berlin.

Cette petite comédie romantique entre deux opérateurs téléphoniques au charme ancien, ouvre des perperpectives sociologiques et des portraits très affinés au delà des aspects que l’on croirait considérer comme caricaturaux au premier abord. Le travail de Duvivier sur la qualité psychologique des personnages est prégnante. D’un côté vous avez Lily qui se rend dans un cabaret de chansons réalistes de l’autre Annette qui entraîne Erich au bal Nègre. En deux scènes tout est dit sur la qualité des caractères des personnages féminins. Il en sera de même pour les personnages allemands. Si ce film peut être considéré comme un Duvivier mineur, en comparaison avec la production française des comédies actuellement, c’est un chef d’oeuvre.

Le crime de Monsieur Lange de Jean Renoir (1936)

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M. Lange est employé dans la société d’édition de Batala, patron véreux et sans scrupules. Durant ses heures de loisir Lange écrit des histoires : les aventures d’Arizona Jim. Batala menacé de poursuites pour n’avoir pas honoré un contrat publicitaire, décide de publier Arizona Jim, en modifiant à l’insu de l’auteur certains passages afin d’intégrer des réclames au texte. Ne pouvant plus honorer ses dettes Batala prend la fuite. Le train, dans lequel il s’enfuit a un grave accident, et on l’annonce mort. Les employés des éditions Batala s’organisent en coopérative, et lancent un nouveau magazine dont Arizona Jim est la figure principale. C’est un immense succès auprès du jeune public. Mais quelque temps plus tard, Batala, qui avait profité de l’accident de train pour voler l’identité d’une des victimes revient et réclame une part des bénéfices…

Dans ce film d’avant les grands classiques (La grande illusion, La règle du jeu), ce qui frappe de prime abord c’est l’acuité avec laquelle Renoir décrit les caractères. Comme chez Duvivier, mais ici plus clairement, car c’est la marque de fabrique de ce maitre qu’est Renoir, les personnages se révèlent dans tous les travers, les qualités, les errances et l’ignominie de la nature humaine. En outre le sujet du film, la coopérative de salariés face à un patron voyou (ça ne vous rappelle rien ?), Renoir execute dans une manière de huis-clos une mise en scène de haute volée, avec plan à 360°. Le film devait s’appeler à l’origine Sur la cour. Quand on sait que près de 20 vingts plus tard Hitchcock réalisera Fenêtre sur cour, on ne peut que s’émerveiller du travail de Jean Renoir.

En conclusion, Cette universalité, que je tiens à exposer, était la caractéristique première de ce cinéma. car si les personnages témoignent d’une certaine candeur, la vision des réalisateurs se faisait juste et, envers ce que j’ai pu lire ici ou là (le ridicule ne tue pas), foin de toutes propagandes !

Un Conte d’été Polonais

Un Conte d'été Polonais dans Cinéma 11914

Au cours de l’été de ses 10 ans, dans un décor baigné par le soleil d’une lumière dorée, Stefek observe les trains défiler dans la petite gare de son village polonais. Elevé par sa mère qui tient une modeste épicerie, et épaulée par sa grande soeur de 17 ans, il ne perd pas espoir que son père revienne.Il s’amuse de bouts de ficelles et se persuade qu’il peut jouer avec le destin. Un jour, assis avec sa soeur sur le banc de la gare, Stefek voit un homme, monter dans un des trains. Il est persuadé qu’il s’agit de son père. Il séjourne près de la gare en semant ses pièces de monnaie sur les rails et en jouant de ses soldats de plomb « porte bonheur » pour que le destin lui sourit et fasse revenir son père.

 Très joli film empli de candeur…un vrai souffle de fraîcheur !

 

Versailles

Versailles dans Cinéma

Paris, aujourd’hui. Un enfant et sa jeune mère dorment dehors. Nina est sans emploi, ni attaches. Enzo a 5 ans. Leur errance les conduit à Versailles. Dans les bois, tout près du château, un homme vit dans une cabane, retranché de tout. Damien. Nina passe une nuit avec lui. Au petit matin, Nina laisse l’enfant et disparaît. À son réveil, Damien découvre Enzo, seul. Au fil des jours, des saisons, l’homme et l’enfant vont se découvrir, s’apprivoiser, s’attacher. Leur lien sera aussi fort que leur dénuement.Un jour pourtant il faudra quitter la cabane…

Encore une grande claque…quand on voit ce genre de film on peut encore espérer dans le cinéma français.Guillaume Depardieu est lumineux et juste.Le film évite le misérabilisme, charge bien les tares de notre société tout en laissant entrevoir l’espoir à travers les hommes qui la composent. Le message est clair, in fine, la société devient ce que nous autres êtres humains de par notre comportement, de par nos actes, accomplissont.

 

There Will Be Blood

There Will Be Blood dans Cinéma 991

Lorsque Daniel Plainview entend parler d’une petite ville de Californie où l’on dit qu’un océan de pétrole coulerait littéralement du sol, il décide d’aller tenter sa chance et part avec son fils H.W. à Little Boston. Dans cet endroit perdu où chacun lutte pour survivre et où l’unique distraction est l’église animée par le charismatique prêtre Eli Sunday, Plainview et son fils voient le sort leur sourire.
Même si le pétrole comble leurs attentes et fait leur fortune, plus rien ne sera comme avant : les tensions s’intensifient, les conflits éclatent et les valeurs humaines comme l’amour, l’espoir, le sens de la communauté, les croyances, l’ambition et même les liens entre père et fils sont mis en péril par la corruption, la trahison… Et le pétrole.

Il y a tout dans ce film, l’incarnation du monde occidental contemporain à travers un personnage, Daniel Day Lewis génial, là en cherchant bien assurément le meilleur acteur au monde, certains diront qu’il en fait trop mais justement il en fait trop et ça marche !  Je pense que la formule appropriée à propos de ce film est « tout est dit. » tant il serait prétentieux de tout vouloir décrire. pour moi PT Anderson alternait le bon (punch drunk love) et le pénible, boursouflé(magnolia), là il convoque l’esprit des meilleurs Wells, Kubrick - la scène finale  - , et  le meilleur de lui même surtout, un film puissant viscéral, organique, personnel qui se passe de tous les exposés savants possibles, en somme l’essence d’une grande oeuvre d’Art, sa propre voix intérieure qui touche à l’universel !

Gomorra

  »On ne partage pas un empire d’une poignée de main, on le découpe au couteau. » Cet empire, c’est Naples et la Campanie. Gomorrhe aux mains de la Camorra. Là-bas, une seule loi : la violence. Un seul langage : les armes. Un seul rêve : le pouvoir. Une seule ivresse : le sang.
Nous assistons à quelques jours de la vie des habitants de ce monde impitoyable. Sur fond de guerres de clans et de trafics en tous genres, Gomorra raconte les destins croisés de : Toto, Don Ciro et Maria, Franco et Roberto, Pasquale, Marco et Ciro. Cette fresque brutale et violente décrit avec une incroyable précision les cercles infernaux de la Camorra napolitaine pour mieux nous y entraîner.

Gomorra dans Cinéma gomorra

Gomorra est un film choc. d’abord parcequ’il démonte l’image « romantique » véhiculé par le cinéma américain des 40 dernières années sur ce milieu et ensuite il bat en brèche tous les clichés que l’on se fait de la mafia. Si vous pensiez que la mafia c’est le mal, et bien c’est pire que ça. oublier les reflexions du genre « oui mais ils font vivre toute la population de plusieurs quartiers » car en fait c’est tout le contraire. En fait ils rendent les gens paranoiaques qui s’entretuent entre eux.

Les parrains tuent que lorsque leur affaires sont en périls par certaines circonstances mais si les bandes s’entretuent entre elles là ils s’en cognent royalement.

La conclusion du film fait froid dans le dos. Ces organisations financent in fine les grands projets légals dans nos sociétés occidentales notamment le projet qui remplacera les twin towers à New York.

 http://www.gomorra-lefilm.com/

Ulzhan

Quelque part au milieu des steppes sans fin d’Asie Centrale se trouve un trésor. Un homme en a la clef, un fragment de carte antique. Dans sa quête sans répit, Charles ne cherche ni fortune ni gloire, seulement à sauver son âme. Ulzhan l’a compris dès qu’elle a posé les yeux sur lui…

Ulzhan dans Cinéma 8960

Française

A dix ans, Sofia est une jeune fille d’origine marocaine qui passe une enfance épanouie en Picardie, mais son père qui vit mal sa condition décide de revenir au Maroc. Sofia quitte le pays en pleine nuit. Au Maroc, elle poursuit de brillantes études secondaires et aide son père dans les travaux agricoles, mais elle ne rêve que d’aller étudier en France alors que sa famille souhaite la marier.

 Française dans Cinéma franaise

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble!
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble!
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

(extrait de L’invitation au voyage de C.Baudelaire)

Jolie leçon de libre arbitre que ce film et beau pied de nez à tous les « théoriciens de l’immigration ». Après La graine et le mulet, Hafsia Herzi confirme qu’elle est une admirable et délicieuse actrice.

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