Archive pour la Catégorie 'Cinéma'

En secret

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Premier plan du film une femme fait la danse du ventre devant un parterre très élégant. Assise à une table juste à proximité une autre femme l’observe. Ces images langoureuses et empreintes d’une forte sensualité dans une séance rêvée donne le ton au film. Ces deux magnifiques jeunes femmes s’appellent Shirin et Atafeh et bientôt ce qui se dégagent d’elles va se confronter à la brutale réalité sociale de leur pays l’Iran.
La force du film consiste entre cette opposition entre la froideur du régime iranien parsemé de toutes ces hypocrisies et la forte sensualité que dégagent les deux héroines.Ce contraste nous permet de percevoir la dureté et la forme d’emprisonnement dans lequel vit la jeunesse iraniene. Il faut noter que la réalisatrice Maryam Keshavarz est d’origine iranienne et vit aux Etats-Unis et ces deux protagonistes possédent donc toutes les caractéristiques de deux jeunes femmes occidentales. mais dans un milieu donné différent , l’Iran contemporain, leur destin est beaucoup plus bloqué et en sus selon leur milieu social que celui de jeunes occidentaux. à noter aussi une très belle étude de caractères, le père d’Atafeh personnage attachant peut être le plus libéral, mais celui aussi qui sait le mieux composer avec son environnement, le frère d’Atafeh, plus complexe qu’il n’ y parait ce personnage très triste n’a pas su s’adapter au monde dans lequel il vit, et évidemment, les deux héroines du film dont on tombe rapidement amoureux.

Très beau film pour le combat des femmes et ode à l’émancipation pour toutes les femmes du monde.

Shame

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Shame est un grand film profond . le réalisateur ausculte le mal de notre époque. d’un côté Brandon incarné par Michael Fassbender, qui a assurément interprèté là un des plus beaux rôles de sa carrière, est un yuppie moderne et séducteur qui a une peur profonde de s’engager et qui s’enferme dans sa propre prison, l’addiction au sexe. le réalisateur s’abstient de toute velléité morale tout en prêtant un regard indulgent à son personnage, toutefois dissèque sans concession la misère affective de celui-ci. de l’autre côté Sissy la soeur de Brandon à l’autre extrémité du comportement sentimental, elle, ouvre son coeur trop facilement sans savoir se protéger. à noter encore une fois l’actrice Carey Mulligan qui est bouleversante et qui me bluffe à chaque fois que je la vois dans un nouveau rôle. des actrices comme ça il n’ y en a qu’une par génération. retenez son nom. et enfin à l’arrivée quelquechose qui n’est jamais dit mais que l’on comprend aisement et qui lie ce frère et cette soeur et qui nous amène à saisir la source de l’addiction de Brandon et le malheur de sa soeur Sissy.
Steve Mc queen ce réalisateur noir et gay irlandais avait déjà frappé fort avec son premier film Hunger qui traduisait déjà la froideur des temps modernes. là il va encore plus loin dans l’analyse sur la vacuité de notre société hypercapitaliste qui érige l’accumulation , là l’addiction, comme valeur suprême et nous détache toujours un peu plus de notre humanité en faisant de nous des robots sans coeur ni âme.

 

Teho Teardo feat. Blixa Bargeld – A Quiet Life

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Never Let Me Go

Never Let Me Go dans Cinéma never+let+me+go

Hailsham, internat britannique tout ce qu’il y a de plus classique au milieu du 20ème siècle. Là, débute le récit de Kathy héroine de cette histoire. en apparence tout semble normal.mais assez vite, tout celà se révèle incohérent. d’abord les sous-titres sybillins, ensuite les histoires horribles que les enfants racontent et croient mordicus et surtout cette enceinte de l’internat qu’il ne faut surtout pas franchir…

Ce récit parle en fait d’un monde uchronique. il se focalise sur le parcours de trois personnages, Kathy donc, Ruth et Tommy. Le monde dans lequel ils vivent n’est jamais décrit mais c’est à travers les evénements (leur parcours) et les sentiments (le triangle amoureux) que ces protagonistes vivent qu’on le perçoit. La résignation est le leitmotiv de cette société terrifiante. Les espoirs sont des mythes qui se brisent sur l’écueil de la réalité. Ruth, Kathy et Tommy sont des clones qui découvrent que leur sort est de mourir en faisant dons de leurs organes. leurs educateurs qui essayent encore de sauver quelquechose les incitent à pratiquer l’art mais la société leur dénie l’utilité de cet art. en définitive ce monde est l’allégorie du processus de déshumanisation de notre monde.

Ce film particulièrement éprouvant miraculeusement est un pur moment de grâce. tout, alors que ce monde effrayant semble dire le contraire, nous ramène à notre propre humanité. c’est pourquoi c’est si touchant.

En guise de conclusion, je tiens une fois encore à signaler la performance fantastique de Carey Mulligan dans le rôle de Kathy, cette actrice m’avait été révélé dans le film Une éducation. Elle incarne complètement la sensation de sensibilité et incarner c’est aimer et aimer c’est être profondément humain.

ne ratez pas ce film ;)

Johnny Flynn and Laura Marling – The Water

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Cette chanson je l’ai entendu dans le film de Mia Hansen-Løve, Un amour de Jeunesse. Je la connaissais déjà avant mais alliée à ce très beau film elle révèle cet état d’âme de l’héroïne Camille (merveilleuse Lola Créton), ce sentiment d’une infinie tristesse d’un amour mort mais qui ne veut jamais partir.

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Herbes flottantes

C’est en regardant Tokyo Ga de Wim Wenders, que m’a pris l’envie de regarder un film de Ozu. J’avais déjà vu un film de Ozu et j’avais déjà été très touché par sa simplicité et sa force d’évocation des sentiments mais c’est en voyant le bouleversant témoignage de son directeur photo Mr Yūharu Atsuta, dans le documentaire de Wenders qui m’a touché au plus profond de moi que c’est révélé à moi comme dans un scène d’un film d’Ozu, la grandeur de ce maître hors pair. Herbes Flottantes n’est peut être pas le chef d’oeuvre que tous les cinéphiles du monde cite en premier - le voyage à Tokyo est plutôt le film référence – il n’en demeure pas moins que ce film est un chef d’oeuvre.

Résumé :

Une troupe de théâtre arrive dans un petit port du Sud du Japon. L’acteur principal, Komajuro, a connu une aventure des années auparavant avec une femme de l’endroit, avec laquelle il a eu un fils, Kiyoshi. La maîtresse de Komajuro découvre son secret et envoie une actrice de la troupe, Kayo, séduire le jeune homme.

Au hasard Balthazar

Au hasard Balthazar dans Cinéma baltaz

Ce film de Robert Bresson résume la place et la petitesse de l’homme dans l’ordre du cosmos. dis comme ça le film semble aride et c’est vrai que le parti pris naturaliste de Bresson n’aide pas. Cependant dévoilant la clef du film, un âne nommé Balthasar qui à l’instar du Christ fait son chemin de croix révèle la signification de l’enchainement des scènes. La simplicité du propos de Bresson qui va à l’essentiel sans artifices permet une fois le film fini de rassembler toutes les pièces et de révéler le message en toute évidence.

Au hasard Balthasar

Robert Bresson, Au hasard Balthazar, 1966.

Film suédois, français, 1h 36 min.

Scénario : Robert Bresson
Musique : andante de la sonate pour piano, n. 20 de Schubert.

Interprétation : Anne Wiazemsky (Marie), Francois Lafarge (Gérard), Philippe Asselin (le père de Marie), Nathalie Joyaut (la mère de Marie). Walter Green (Jacques).

La figure centrale de ce film est un âne appelé Balthasar, Celui-ci connut une enfance heureuse et fut traité très affectueusement par Marie, petite fille du pays basque. Puis l’âne est vendu et volé, battu et maltraité. À la fois victime et témoin de la cruauté des humains, il est ballotté d’un propriétaire à un autre. Il va jusqu’à performer dans un cirque où un échange de regards entre lui et les autres animaux révèle la puissance de communication entre ces êtres sans parole, mais pleins d’entendement. Le regard constant que l’âne jette sur les êtres et les choses, sur les événements et les agissements des humains est d’ailleurs inoubliable et poursuit les spectateurs longtemps après le visionnement du film. Vers la fin, Balthasar, couvert de reliques, participera à une procession. Il paraîtra déjà comme enveloppé de l’aura de la sainteté. Durant la même nuit, il sera capturé par des contrebandiers, qui le chargeront de leur butin et l’amèneront jusqu’à la frontière. Dans l’obscurité de la nuit retentissent des coups de fusil qui chassent les malfaiteurs. Le lendemain matin, des clochettes sonnent et des moutons s’approchent pour entourer la bête. Lorsque ceux-ci s’éloignent, on voit l’âne, tout seul, affaissé sous son lourd fardeau et mortellement blessé.

Bresson raconte : «Je voulais que l’âne traverse un certain nombre de groupes humains qui représentent les vices de l’humanité. Il fallait aussi, étant donné que la vie d’un âne est très égale, très sereine, trouver un mouvement, une montée dramatique. C’est à ce moment que j’ai pensé à une fille, à la fille qui se perd.» Effectivement, Balthasar passe par toutes les étapes de la vie humaine et son destin suit des courbes semblables à celles de l’existence tragique de la jeune Marie qui vont de l’enfance heureuse jusqu’à la mort douloureuse. Tous deux font l’apprentissage de la souffrance, la leur et celle des autres.

Balthasar est une figure symbolique de l’humble bonté confrontée à l’orgueil et à la méchanceté de la masse des humains. En effet, à la fin du film, la mère de Marie attribue à l’âne le qualificatif de « saint ». Il n’est donc pas étonnant que plusieurs critiques ont fait un rapprochement entre la symbolique du film et le rituel religieux, entre Balthasar et Jésus. À la fois lucide et sans complaisance, le regard de Balthasar est aussi celui que Bresson porte sur ses acteurs et ses personnages, sur lui-même et sur l’humanité entière. On devine l’empathie qui habite l’auteur, une forme d’identification avec son «personnage», qui devient contagieuse en se propageant sur les spectateurs.

source : Agora

Si loin, si proche !

« Vous que nous aimons, vous ne nous voyez pas, ne nous entendez pas. Vous nous
imaginez si loin, mais nous sommes si proches !… Nous ne sommes ni lumière, ni
message, mais les messagers. Le message c’est l’amour. »

 

C’est beau, c’est signifiant, çelà décrit la vraie nature de la spiritualité si dénaturée ou si absente de nos vies modernes, l’absence d’intêret, la tendresse, la tendresse et encore la tendresse. Merci Mr Wenders pour votre beau cinéma. Maintenant, je sais pourquoi je vous aime.

Le Discours d’un roi

Le Discours d'un roi dans Cinéma Le_Discours_d-un_roi

Voilà un très grand film bouleversant et une très belle leçon de vie. on peut dire et sans jeu de mots que la noblesse n’a d’égal que le courage ou bien le contraire.car au delà de l’histoire avec un grand h, c’est bien de courage dont il s’agit, de vaincre ses peurs, de l’opianatreté qui mène à la noblesse et qui induit l’universalité pour tout être digne qu’il soit roi ou simple homme du peuple.

Сергей Михайлович Эйзенштейн

Сергей Михайлович Эйзенштейн dans Cinéma eisenstein-editing

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