Archive mensuelle de avril 2012

René Daumal, Le Mont Analogue

René Daumal, Le Mont Analogue dans Littérature Mont-analogue

Roman d’aventures alpines, non euclidiennes et symboliquement authentiques, comme l’annonce son sous-titre, Le Mont Analogue, dédié « à la mémoire d’Alexandre de Salzmann », se présente comme un récit de voyage à la première personne. Un petit groupe de huit amis part à la découverte d’une montagne mystérieuse de l’hémisphère sud, un lieu d’une très haute valeur symbolique inaccessible au commun des mortels. Cette montagne équilibre les masses montagneuses de l’hémisphère nord et correspond à toutes les montagnes évoquées par les traditions et religions anciennes : le Sinaï, le Meru, l’Olympe, etc

agréable surprise. l’aspect pataphysique et oulipien du livre est carrément jouissif et hilarant. peu importe alors si le roman est inachevé.distanciation et allégorie métaphysique font bon ménage.

texte intégral ici

Herbes flottantes

C’est en regardant Tokyo Ga de Wim Wenders, que m’a pris l’envie de regarder un film de Ozu. J’avais déjà vu un film de Ozu et j’avais déjà été très touché par sa simplicité et sa force d’évocation des sentiments mais c’est en voyant le bouleversant témoignage de son directeur photo Mr Yūharu Atsuta, dans le documentaire de Wenders qui m’a touché au plus profond de moi que c’est révélé à moi comme dans un scène d’un film d’Ozu, la grandeur de ce maître hors pair. Herbes Flottantes n’est peut être pas le chef d’oeuvre que tous les cinéphiles du monde cite en premier - le voyage à Tokyo est plutôt le film référence – il n’en demeure pas moins que ce film est un chef d’oeuvre.

Résumé :

Une troupe de théâtre arrive dans un petit port du Sud du Japon. L’acteur principal, Komajuro, a connu une aventure des années auparavant avec une femme de l’endroit, avec laquelle il a eu un fils, Kiyoshi. La maîtresse de Komajuro découvre son secret et envoie une actrice de la troupe, Kayo, séduire le jeune homme.

Au hasard Balthazar

Au hasard Balthazar dans Cinéma baltaz

Ce film de Robert Bresson résume la place et la petitesse de l’homme dans l’ordre du cosmos. dis comme ça le film semble aride et c’est vrai que le parti pris naturaliste de Bresson n’aide pas. Cependant dévoilant la clef du film, un âne nommé Balthasar qui à l’instar du Christ fait son chemin de croix révèle la signification de l’enchainement des scènes. La simplicité du propos de Bresson qui va à l’essentiel sans artifices permet une fois le film fini de rassembler toutes les pièces et de révéler le message en toute évidence.

Au hasard Balthasar

Robert Bresson, Au hasard Balthazar, 1966.

Film suédois, français, 1h 36 min.

Scénario : Robert Bresson
Musique : andante de la sonate pour piano, n. 20 de Schubert.

Interprétation : Anne Wiazemsky (Marie), Francois Lafarge (Gérard), Philippe Asselin (le père de Marie), Nathalie Joyaut (la mère de Marie). Walter Green (Jacques).

La figure centrale de ce film est un âne appelé Balthasar, Celui-ci connut une enfance heureuse et fut traité très affectueusement par Marie, petite fille du pays basque. Puis l’âne est vendu et volé, battu et maltraité. À la fois victime et témoin de la cruauté des humains, il est ballotté d’un propriétaire à un autre. Il va jusqu’à performer dans un cirque où un échange de regards entre lui et les autres animaux révèle la puissance de communication entre ces êtres sans parole, mais pleins d’entendement. Le regard constant que l’âne jette sur les êtres et les choses, sur les événements et les agissements des humains est d’ailleurs inoubliable et poursuit les spectateurs longtemps après le visionnement du film. Vers la fin, Balthasar, couvert de reliques, participera à une procession. Il paraîtra déjà comme enveloppé de l’aura de la sainteté. Durant la même nuit, il sera capturé par des contrebandiers, qui le chargeront de leur butin et l’amèneront jusqu’à la frontière. Dans l’obscurité de la nuit retentissent des coups de fusil qui chassent les malfaiteurs. Le lendemain matin, des clochettes sonnent et des moutons s’approchent pour entourer la bête. Lorsque ceux-ci s’éloignent, on voit l’âne, tout seul, affaissé sous son lourd fardeau et mortellement blessé.

Bresson raconte : «Je voulais que l’âne traverse un certain nombre de groupes humains qui représentent les vices de l’humanité. Il fallait aussi, étant donné que la vie d’un âne est très égale, très sereine, trouver un mouvement, une montée dramatique. C’est à ce moment que j’ai pensé à une fille, à la fille qui se perd.» Effectivement, Balthasar passe par toutes les étapes de la vie humaine et son destin suit des courbes semblables à celles de l’existence tragique de la jeune Marie qui vont de l’enfance heureuse jusqu’à la mort douloureuse. Tous deux font l’apprentissage de la souffrance, la leur et celle des autres.

Balthasar est une figure symbolique de l’humble bonté confrontée à l’orgueil et à la méchanceté de la masse des humains. En effet, à la fin du film, la mère de Marie attribue à l’âne le qualificatif de « saint ». Il n’est donc pas étonnant que plusieurs critiques ont fait un rapprochement entre la symbolique du film et le rituel religieux, entre Balthasar et Jésus. À la fois lucide et sans complaisance, le regard de Balthasar est aussi celui que Bresson porte sur ses acteurs et ses personnages, sur lui-même et sur l’humanité entière. On devine l’empathie qui habite l’auteur, une forme d’identification avec son «personnage», qui devient contagieuse en se propageant sur les spectateurs.

source : Agora




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