René Daumal, Le Mont Analogue

René Daumal, Le Mont Analogue dans Littérature Mont-analogue

Roman d’aventures alpines, non euclidiennes et symboliquement authentiques, comme l’annonce son sous-titre, Le Mont Analogue, dédié « à la mémoire d’Alexandre de Salzmann », se présente comme un récit de voyage à la première personne. Un petit groupe de huit amis part à la découverte d’une montagne mystérieuse de l’hémisphère sud, un lieu d’une très haute valeur symbolique inaccessible au commun des mortels. Cette montagne équilibre les masses montagneuses de l’hémisphère nord et correspond à toutes les montagnes évoquées par les traditions et religions anciennes : le Sinaï, le Meru, l’Olympe, etc

agréable surprise. l’aspect pataphysique et oulipien du livre est carrément jouissif et hilarant. peu importe alors si le roman est inachevé.distanciation et allégorie métaphysique font bon ménage.

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Herbes flottantes

Herbes flottantes dans Cinéma Ukikusa_poster

C’est en regardant Tokyo Ga de Wim Wenders, que m’a pris l’envie de regarder un film de Ozu. J’avais déjà vu un film de Ozu et j’avais déjà été très touché par sa simplicité et sa force d’évocation des sentiments mais c’est en voyant le bouleversant témoignage de son directeur photo Mr Yūharu Atsuta, dans le documentaire de Wenders qui m’a touché au plus profond de moi que c’est révélé à moi comme dans un scène d’un film d’Ozu, la grandeur de ce maître hors pair. Herbes Flottantes n’est peut être pas le chef d’oeuvre que tous les cinéphiles du monde cite en premier - le voyage à Tokyo est plutôt le film référence – il n’en demeure pas moins que ce film est un chef d’oeuvre.

Résumé :

Une troupe de théâtre arrive dans un petit port du Sud du Japon. L’acteur principal, Komajuro, a connu une aventure des années auparavant avec une femme de l’endroit, avec laquelle il a eu un fils, Kiyoshi. La maîtresse de Komajuro découvre son secret et envoie une actrice de la troupe, Kayo, séduire le jeune homme.

Au hasard Balthazar

Au hasard Balthazar dans Cinéma baltaz

Ce film de Robert Bresson résume la place et la petitesse de l’homme dans l’ordre du cosmos. dis comme ça le film semble aride et c’est vrai que le parti pris naturaliste de Bresson n’aide pas. Cependant dévoilant la clef du film, un âne nommé Balthasar qui à l’instar du Christ fait son chemin de croix révèle la signification de l’enchainement des scènes. La simplicité du propos de Bresson qui va à l’essentiel sans artifices permet une fois le film fini de rassembler toutes les pièces et de révéler le message en toute évidence.

Au hasard Balthasar

Robert Bresson, Au hasard Balthazar, 1966.

Film suédois, français, 1h 36 min.

Scénario : Robert Bresson
Musique : andante de la sonate pour piano, n. 20 de Schubert.

Interprétation : Anne Wiazemsky (Marie), Francois Lafarge (Gérard), Philippe Asselin (le père de Marie), Nathalie Joyaut (la mère de Marie). Walter Green (Jacques).

La figure centrale de ce film est un âne appelé Balthasar, Celui-ci connut une enfance heureuse et fut traité très affectueusement par Marie, petite fille du pays basque. Puis l’âne est vendu et volé, battu et maltraité. À la fois victime et témoin de la cruauté des humains, il est ballotté d’un propriétaire à un autre. Il va jusqu’à performer dans un cirque où un échange de regards entre lui et les autres animaux révèle la puissance de communication entre ces êtres sans parole, mais pleins d’entendement. Le regard constant que l’âne jette sur les êtres et les choses, sur les événements et les agissements des humains est d’ailleurs inoubliable et poursuit les spectateurs longtemps après le visionnement du film. Vers la fin, Balthasar, couvert de reliques, participera à une procession. Il paraîtra déjà comme enveloppé de l’aura de la sainteté. Durant la même nuit, il sera capturé par des contrebandiers, qui le chargeront de leur butin et l’amèneront jusqu’à la frontière. Dans l’obscurité de la nuit retentissent des coups de fusil qui chassent les malfaiteurs. Le lendemain matin, des clochettes sonnent et des moutons s’approchent pour entourer la bête. Lorsque ceux-ci s’éloignent, on voit l’âne, tout seul, affaissé sous son lourd fardeau et mortellement blessé.

Bresson raconte : «Je voulais que l’âne traverse un certain nombre de groupes humains qui représentent les vices de l’humanité. Il fallait aussi, étant donné que la vie d’un âne est très égale, très sereine, trouver un mouvement, une montée dramatique. C’est à ce moment que j’ai pensé à une fille, à la fille qui se perd.» Effectivement, Balthasar passe par toutes les étapes de la vie humaine et son destin suit des courbes semblables à celles de l’existence tragique de la jeune Marie qui vont de l’enfance heureuse jusqu’à la mort douloureuse. Tous deux font l’apprentissage de la souffrance, la leur et celle des autres.

Balthasar est une figure symbolique de l’humble bonté confrontée à l’orgueil et à la méchanceté de la masse des humains. En effet, à la fin du film, la mère de Marie attribue à l’âne le qualificatif de « saint ». Il n’est donc pas étonnant que plusieurs critiques ont fait un rapprochement entre la symbolique du film et le rituel religieux, entre Balthasar et Jésus. À la fois lucide et sans complaisance, le regard de Balthasar est aussi celui que Bresson porte sur ses acteurs et ses personnages, sur lui-même et sur l’humanité entière. On devine l’empathie qui habite l’auteur, une forme d’identification avec son «personnage», qui devient contagieuse en se propageant sur les spectateurs.

source : Agora

Haruki Murakami, La course au mouton sauvage

Haruki Murakami, La course au mouton sauvage dans Littérature la_course_au_mouton_sauvage

C’est mon troisième roman de Murakami et c’est le deuxième que j’aime énormément. il s’agit d’une de ses premières oeuvres mais déjà pleine de maturité. on retrouve bien evidemment cette mince frontière entre le rêve et la réalité propre à son expression et sa vision de la vie. mais la qualité intrinséque du roman est ailleurs. Je pense qu’à ce moment de sa carrière il était plus proche de sa culture originelle que de la vision qu’on a de l’écrivain japonais le plus occidental comme on aime à le décrire. en filigrane, il y a une évocation de l’histoire du Japon au vingtième siècle. Cependant la force de ce roman réside bien plus dans la mise en abîme du concept bouddhiste de la vie. sans dévoiler plus loin les clefs du roman, il y a une interrogation sur la signification profonde de notre existence qui prend forme à travers le processus d’identification au narrateur.

Quatrième de couv’

A Tokyo, un jeune cadre publicitaire mène une existence tranquille. Il est amoureux d’une jeune fille par fascination pour ses oreilles, est l’ami d’un correspondant qui refuse de lui donner son adresse pour de confuses raisons…, jusqu’au jour où cette routine confortable se brise.Pour avoir utilisé une photographie apparemment banale où figure un mouton, sa vie bascule. Menacé par une organisation d’extrême droite, il va se mettre en quête de cet animal particulier, censé confèrer des pouvoirs supra-naturels…

 

Sharon Van Etten – Leonard

Si loin, si proche !

« Vous que nous aimons, vous ne nous voyez pas, ne nous entendez pas. Vous nous
imaginez si loin, mais nous sommes si proches !… Nous ne sommes ni lumière, ni
message, mais les messagers. Le message c’est l’amour. »

Si loin, si proche ! dans Cinéma affiche-1

C’est beau, c’est signifiant, çelà décrit la vraie nature de la spiritualité si dénaturée ou si absente de nos vies modernes, l’absence d’intêret, la tendresse, la tendresse et encore la tendresse. Merci Mr Wenders pour votre beau cinéma. Maintenant, je sais pourquoi je vous aime.

Le Discours d’un roi

Le Discours d'un roi dans Cinéma Le_Discours_d-un_roi

Voilà un très grand film bouleversant et une très belle leçon de vie. on peut dire et sans jeu de mots que la noblesse n’a d’égal que le courage ou bien le contraire.car au delà de l’histoire avec un grand h, c’est bien de courage dont il s’agit, de vaincre ses peurs, de l’opianatreté qui mène à la noblesse et qui induit l’universalité pour tout être digne qu’il soit roi ou simple homme du peuple.

Chelsea Wolfe – Mer

School of Seven Bells – Lafaye

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Julia Holter – In The Same Room